Sunday, September 20, 2026

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Voir le soleil se lever depuis le wagon bar. Délice du déplacement. Nos corps sont faits pour être transportés, enfin, ils en ont besoin, le mien en a besoin, de ses apports en transports pour être confort.

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Le ciel fait des propositions étranges ce matin, nuage gris mauve en forme de sous-marin nucléaire apparu alors que le soleil se lève, toujours sans effort, comme s'il n'était pas cette masse de feu immensément lourde - mais d'où vient toute cette énergie qui fait que tout tourne, tout tient ? Pendant combien de temps encore ?

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Quand on rêve d'arriver, le meilleur moyen d'y arriver est de partir. Implacable logique de train. Arriver, pas pour rester, mais comme pour toucher une borne, une balise et continuer délestée et rechargée, dans une version plus juste de soi.

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Drôles de trajectoires qu'empruntent les livres avant qu'ils ne viennent à nous, en créatures toujours un peu sauvages, qui viennent d'ailleurs, qui viennent de l'autre. Truite saumonée aperçue au loin (me fait de l'oeil sur l'étal d'un libraire), perdu de vue et réapparue (un post insta) qui finit devant mes yeux (un.e ami.e m'en parle). 1, 2, 3, alors il faut aller le pêcher et vite, parce que c'est le moment de la rencontre. Prendre ce qu'il a à nous apprendre, entendre le message qu'il délivre. Toujours il délivre. (Il y a déjà le mot "livre", de toute façon.) Et le relâcher, à travers nos paroles et actes transformées. 

(Scénario idéale pour truite de qualité)